Remise à niveau en orthographe et grammaire

 

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Par Aude Sérès, publié le 06/11/2013.

 

Shutterstock / Cheryl Casey

 

Orthographe, grammaire ou conjugaison, les 18-24 ans avouent leurs difficultés, mais veulent s’améliorer.

 On les savait peu scrupuleux en matière d’orthographe. Armés de leur smartphone et communiquant à l’excès par textos et par mails, les jeunes ont souvent une interprétation très personnelle de la langue de Molière .Y compris dans les grandes écoles. Mais on les découvre encore plus embarrassés avec la grammaire. C’est ce que dévoile un sondage que vient de publier les Timbrés de l’orthographe et le Projet Voltaire, réalisé auprès d’un échantillon représentatif de 989 personnes âgées de 18 ans et plus.

C’est ainsi que si la conjugaison semble être la bête noire des Français, pour les 18-24 ans le point qui leur pose le plus problème est la grammaire (44% des 18-24 ans contre 34% pour l’ensemble des Français). Constructions de phrase, accords des participes passé, complément d’objet direct et autres subordonnés… Tout un programme qui rappelle cruellement votre enseignant de CM1.

Sans parler de la conjugaison qui constitue le principal problème pour 40% des 18- 24 ans puis l’orthographe proprement dite, dont ils considèrent n’avoir des problèmes qu’à 16%…

 Le casse-tête du conditionnel

Pourtant, ils sont convaincus, comme leur aînés, de l’importance de l’orthographe et ne traitent pas le sujet par dessus la jambe, comme on pourrait le penser. Ainsi, 99% des 18-24 ans pensent que l’orthographe est utile pour réussir dans la vie dont 73% qui déclarent que c’est tout à fait utile (contre 96% sur l’ensemble des Français).

Mais pas facile de maîtriser notre langue. Et certains points de cette étude devraient alerter les enseignants du primaire  et du collège: 42% des 18-24 ans estiment ainsi avoir des difficultés pour distinguer le futur du conditionnel, contre 34% pour l’ensemble des Français. Les difficultés de différenciation entre le futur et le conditionnel arrivent en premier chez les 18-24 ans alors que pour l’ensemble des Français la 1ère difficulté est le pluriel des mots composés. Pour les aider, fini le bon vieux dictionnaire. Car 55% des 18-24 ans disent utiliser «systématiquement» Internet pour vérifier la bonne orthographe d’un mot .Une «béquille» bien pratique qui finalement n’incite pas trop à faire des efforts pour mémoriser l’orthographe exact, mais est plus aléatoire pour la grammaire.

 Les entreprises cherchent à améliorer le niveau en orthographe de leurs salariés

D’autant qu’une fois l’école terminé, le mal est fait en quelque sorte et il est difficile de remonter la pente. Pas si sûr toutefois: 66% des Français sont prêts à participer à un concours d’orthographe pour s’évaluer. Et les plus motivés sont les 25-34 ans se déclarent à 77% partants pour une évaluation. C’est en effet une fois dans le monde du travail que les lacunes posent problèmes et deviennent parfois handicapantes.

Mais de plus en plus, voyant arriver des jeunes avec le bac en poche et parfois plusieurs fautes d’orthographe par phrase, l’enseignement supérieur cherche à combler cette lacune. C’est ainsi que l’école d’ingénieurs ECE organise depuis 2007 une dictée qui regroupe plusieurs centaines d’étudiants .«Il s’agit d’un événement fédérateur et ludique, afin de réconcilier les futurs ingénieurs et les étudiants en sciences avec l’usage de la langue française» souligne-t-on à l’ECE.

Même les entreprises cherchent à améliorer le niveau en orthographe de leurs salariés: le groupe d’assurances April a organisé en mai dernier un concours d’orthographe géant pour ses collaborateurs, une première en France.

 http://etudiant.lefigaro.fr/les-news/actu/detail/article/grammaire-et-conjugaison-le-cauchemar-des-jeunes-francais-3316/


 


 

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